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Fiche
Pays : Le Myanmar (ex Birmanie)
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Repères
Situé
dans le Golfe du Bengale, le Myanmar est bordé par l’Inde et
le Bengladesh à l’Ouest, la Chine au Nord, le Laos et la Thaïlande
à l’Est. D’une superficie
de 671 000 km², il abrite environ 46 800 000 habitants.
La capitale est Yangon. L’heure
birmane est en avance de 6 heures 30 sur l’heure GMT. Par
rapport aux Français, les Birmans ont 5 heures 30 d'avance
en hiver et 4 heures 30 d’avance en été.
Au Myanmar, le courant
électrique est du 220 Volts alternatif 50 Hertz. La plupart
des prises murales sont à trois branches plates (fiches anglaises),
en forme de triangle. Prévoir un adaptateur.
Au Myanmar, on conduit
à droite.
Le Visa est obligatoire
et est valable 28 jours. Le passeport devra être valable encore
6 mois après la date de retour. Change obligatoire de 200
US $ à l'arrivée sur place.
Présentation
Le
Myanmar
est un pays encerclé de montagnes (< 5 881 m) au nord et
sur les côtés. Celles-ci représentent l'extrémité orientale
de la chaîne de l'Himalaya, difficile d'accès, qui abrite
de nombreuses minorités dont certaines comme les Karens sont
en rebellion contre le pouvoir depuis longtemps. Au centre
du pays se trouve une large plaine alluviale, le long du fleuve
Irrawaddy qui se déverse dans le
delta de Yangon. Elle accueille
une grande partie de la population et de l'activité agricole
(riz). Autre richesse, non "officielle", le pavot
largement cultivé au nord (Etat Kachin) dans le Triangle d'Or.
85% des Birmans sont bouddhistes; le pays compte plus de 130
minorités. Depuis le coup d'état de septembre 1988, le
Myanmar
est dirigé par une dictature militaire.
Aperçu historique
Préhistoire : on
ne sait presque rien des premiers habitants du Myanmar mais
des vestiges archéologiques semblent indiquer que la région
est habitée depuis, au moins, 2500 av. J.C.
Ier siècles : un
groupe ethnique connu sous le nom de Pyu établit des cités-Etats
au centre du Myanmar. L’art et l’architecture qu’a laissés
ce peuple indique qu’il pratiquait un bouddhisme theravada
et mahayana mêlé d’hindouisme et qu’il possédait son propre
alphabet.
VIe siècle : les
Môn, originaire de l’Inde orientale ou de l’intérieur des
terres de l’Asie du Sud-Est, s’installent dans les plaines
côtières fertiles qui s’étendent du delta de l’Ayeyarwady
jusqu’à l’ouest du Cambodge.
VIIIe -
IXe siècles : les Birmans, des Mongols originaires de l’est
de l’Himalaya, font irruption au Myanmar et se dirigent vers
le sud.
Xème siècle : les
Pyu sont dispersés et réduits en esclavage par des conquérants
venus du Yunnan. Les Birmans supplantent alors les Pyu au
cœur du Myanmar. Ils entament ensuite une série de luttes
longues et compliquées avec les Môn pour le contrôle de l’ensemble
du pays.
1044 : Bagan, fondée en 849 sur les rives de l’Ayeyarwady,
connaît son âge d’or. Anawrahta accède au trône et consolide
le royaume en établissant un premier gouvernement centralisé
du Myanmar. L’histoire écrite du pays débute réellement avec
ce roi. Bagan est couverte de temples et devient la capitale
du premier royaume birman qui s’étend pratiquement sur l’ensemble
du Myanmar actuel.
1077 : la mort d’Anawrahta, tué par un buffle sauvage, annonce
le déclin de Bagan.
1287 : les Mongols de Kubilaï Khan envahissent le Myanmar.
Les tribus Shan, proches des Siamois, saisissent l’occasion
pour attaquer et conquérir une partie des plaines côtières,
alors qu’au sud les Môn secouent le joug birman et rétablissent
leur royaume.
XIVe siècle : le
chaos règne sur le Myanmar. Au sud, le royaume Môn connaît
une stabilité relative, mais le nord est la proie de troubles
continuels. Entre ces deux régions, un royaume birman plus
faible s’installe à Taungoo, à l’est de Pyay (Prome) et se
maintient en menant une politique d’équilibre entre ses deux
puissants voisins.
1364 : les Shan s’emparent du haut Myanmar et fondent le royaume
d’Ava.
1472 : Dhammazedi, considéré comme le plus grand roi Môn de
Bago, monte sur le trône. Le bouddhisme connaît alors un immense
regain de faveur et les premiers contacts sont noués avec
l’Europe.
XVIe siècle : les
rois de Taungoo étendent leur influence vers le nord, puis
vers le sud. Ils conquièrent le royaume môn et installent
leur capitale à Bago.
1550 : tout le Myanmar est réunifié.
1636 : la capitale est déplacée à Ava.
XVIIIe siècle :
les Môn font sécession et fondent leur propre royaume à Bago.
Ils s’emparent d’Ava en 1752.
1767 : les Birmans lancent une expédition en Thaïlande et
rasent méthodiquement la capitale Ayuthaya, forçant les Siamois
à installer une nouvelle capitale à Bangkok.
1819 : une expédition fougueuse des troupes birmanes par-delà
la frontière avec l’Assam (Etat de l’Inde entre le Bengladesh
et le Myanmar) fournie aux Britanniques le prétexte qu’ils
attendaient. Effectivement, de nombreux Indiens vivant au
Myanmar et fuyant la domination birmane viennent se réfugier
en Inde Anglaise. Ce qui occasionne des raids birmans en territoire
britannique. Les Britanniques déclarent donc la guerre au
Myanmar.
1821 : les Britanniques forcent les Birmans à se rendre et
leur imposent le traité de Yandabo stipulant que la Grande-Bretagne
prend le contrôle du Rakhine (région ouest du Myanmar) et
du Taninthayi (région sud du Myanmar). Les Birmans doivent
également accepter la présence d’un résident britannique à
Ava.
1852 : devant le manque de coopération des Birmans, le résident
britannique à Ava est contraint de fuir. Les conflits frontaliers
reprennent alors. Et les Britanniques, sous un prétexte quelconque,
déclenchent une seconde guerre anglo-birmane. Ils conquièrent
rapidement Yangon, Mottama et Pathein, puis marchent vers
le nord jusqu’à Pyay. Les Britanniques annexent la totalité
du bas Myanmar et en font une province de l’empire des Indes.
1878 : un nouveau roi, Thibaw Min, accède au trône du Myanmar,
mais étant totalement incapable de gouverner, le haut Myanmar
devient le triste théâtre de luttes entre bandes armées et
fonctionnaires sans pitié. Nombre de Birmans s’enfuient vers
le bas Myanmar britannique.
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1885
: un troisième conflit anglo-birman éclate, encore pour un
différend mineur. Les britanniques envoient leurs canonnières
à Mandalay et s’emparent de la ville. Ils écrasent les moindres
signes de résistance, tuant de nombreux civils innocents et
détruisant d’innombrables villages. Une fois de plus, le Myanmar
est unifié, mais sous la férule britannique. Désormais, le
Myanmar n’est plus qu’une province des Indes britanniques.
1920-1930 : le nationalisme birman grandit et prend une telle
ampleur que les Britanniques sont contraints à des concessions
croissantes jusqu’à l’établissement d’un gouvernement autonome
du Myanmar.
1937 : le Myanmar est séparé de l’Inde, mais le pays est déchiré
par des luttes intestines entre les différents
partis politiques.
1942-1945 : épaulée par l’armée birmane indépendante, l’armée
japonaise pénètre au Myanmar quelques semaines après Pearl
Harbour. Elle repousse les forces anglo-indiennes en dehors
du pays. Le Japon proclame alors l’indépendance du Myanmar.
Mais la dureté et l’arrogance des Japonais les rendent rapidement
hostiles aux yeux de la population, et vers la fin de la guerre,
les Birmans changent brusquement de camp pour rejoindre les
Britanniques. Les Alliés l’emportent au prix de quelques 27
000 morts. Près de 200 000 Japonais périrent au cours de ces
longues et féroces batailles.
1948 : le Myanmar devient indépendant et quitte le Commonwealth.
Le nouveau gouvernement est alors confronté à la désintégration
du Myanmar : les tribus montagnardes s’engagent dans une opposition
armée contre les Birmans, les communistes attaquent le gouvernement,
les musulmans s’opposent également à ce nouveau gouvernement,
les Môn (que l’on pensait intégrés) se révoltent.
1958 : le gouvernement, dépassé par les évènements, décide
de passer les rênes de l’Etat à un gouvernement militaire
dirigé par le général Ne Win. Ce dernier fait preuve d’une
grande efficacité et restaure un semblant de loi et d’ordre
dans le pays.
1960 : des élections amènent U Nu au pouvoir avec une majorité
accrue, mais l’agitation politique recommence.
1962 : Ne Win reprend le pouvoir de force, abolit le parlement
et établit un conseil révolutionnaire. Résultat : régime autoritaire,
catastrophe économique et insurrection des minorités ethniques.
1981 : Ne Win abandonne ses fonctions de président de la république
mais reste à la tête du Burma Socialist Programme Party, le
seul parti légal de l’époque. Son successeur n’étant qu’un
pantin, Ne Win continue de guider la politique du gouvernement.
1988 : les Birmans, ne supportant plus l’incompétence et l’arrogance
de leur gouvernement, réclament le départ de Ne Win. Celui-ci
accepte de se retirer, mais trop tard pour que cesse l’agitation
populaire. Suite à un coup d’Etat militaire, probablement
organisé par Ne Win, un nouveau gouvernement prend le pouvoir
et instaure la loi martiale.
1989 : l’Union de Birmanie devient l’Union du Myanmar, le
nom de Birmanie étant un vestige du colonialisme européen.
Aung San Suu Kyi, porte-parole de la Ligue nationale pour
la démocratie, marque la politique birmane de tout son raffinement.
Mais elle est assignée à résidence par le SLORC (conseil d’Etat
pour la restauration de la loi et de l’ordre).
1990 : pensant avoir jugulé l’opposition, le gouvernement
autorise les premières élections libres du pays depuis trente
ans. Le NLD, parti de Aung San Suu Kyi, remporte ces élections,
mais le SLORC interdit aux membres élus du Parlement d’exercer
leur pouvoir. L’armée envahit les bureaux de la NLD et arrête
ses principaux dirigeants.
1991 : Aung San Suu Kyi reçoit le prix Sakharov pour la liberté
de pensée, décerné par le parlement européen, puis le prix
Nobel de la paix.
1992 : Aung San Suu Kyi reçoit le prix Simon Bolivar pour
sa contribution à la liberté, décerné par l’Unesco.
1995 : Aung San Suu Kyi reçoit une quatrième distinction internationale,
le prix Jawaharlal Nehru, attribué par l’Inde pour la Compréhension
internationale. Le gouvernement Birman lève finalement l’assignation
à résidence de Aung San Suu Kyi.
1996 - 1997 : années du tourisme,
encouragées par les investisseurs des pays voisins et notamment
Singapour.
Climat
On compte trois saisons au Myanmar : La période de mousson
de juin à octobre, la saison sèche et fraîche de novembre
à février, et la saison chaude de mars à mai. Durant la mousson,
la pluie tombe surtout l’après-midi et le soir. Elle apporte
une fraîcheur appréciable après l’intense chaleur. La meilleure
période pour visiter le Myanmar est la saison fraîche. Les
températures peuvent varier de 20 à 32°C en saison fraîche,
25 à 38°C en saison chaude (parfois 40°C à Yangon ou Bagan),
25 à 35 °C en période de mousson.
A prévoir
Les vêtements confortables et légers sont les plus appropriés.
Les foulards et lainages sont recommandés à cause de la climatisation
des hôtels. Des vêtements longs sont exigés pour certaines
visites de temples.
Langues
La première langue est bien sur le Birman, mais on peut se
faire comprendre en Anglais presque partout.
Monnaie
L'unité de la monnaie birmane est le kyat (il faut prononcer
tchat). Au cours officiel, un US Dollar équivaut environ à
6 kyats. Au marché noir, un US Dollar équivaut environ à 1
000 kyats. Les dollars sont acceptés librement à peu près
partout. Retraits avec carte de crédit Visa, Master Card,
Amex possible à la Myanmar Foreign Exchange Bank, à Yangoon.
Santé
Les problèmes les plus courants pour les touristes sont les
troubles digestifs. Ne buvez jamais l’eau du robinet. Aucune
vaccination n'est exigée pour entrer au Myanmar. Mais un traitement
anti-paludéen est très recommandé. La prévention du paludisme
commence par la protection contre les piqûres de moustiques,
en crème, ou en spray.. |

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