Repères
Coupé
en deux par le Mékong, le Cambodge est bordé par la Thaïlande
au Nord-Ouest, le Laos au Nord, et le Vietnam à l’Est. D’une
superficie de 181 035 km², il abrite environ 11 430 000 habitants.
La capitale est Phnom Penh. L’heure
au Cambodge est en avance de 7 heures sur l’heure GMT. Par
rapport à l’heure française, les Cambodgiens ont 6 heures
d'avance en hiver et 5 heures d’avance en été.
Le courant est de 220
volts - 50 Hertz dans les villes,
et 110 volts - 50 Hertz dans les
zones rurales. Prévoir un adaptateur à fiches plates.
Au Cambodge, on conduit à droite.
Le Visa est obligatoire
et est valable pour 1 mois. Le passeport devra être valable
encore 6 mois après la date de retour.
Présentation
Le Cambodge
partage des frontières avec la Thaïlande, le Vietnam et le
Laos. La géographie de ce petit pays est structurée par le
Mékong, qui traverse le territoire de part en part, et le
lac Tonlé Sap qui présente la particularité de doubler sa
superficie pendant la saison des pluies. Les crues du Mékong
et du Tonlé Sap ont généré des terres extrêmement fertiles
au centre du pays, où se concentre la majorité de la population.
Le Tonlé Sap est par ailleurs l'un des lacs les plus riches
en poisson d'eau douce du monde. On distingue trois massifs
montagneux sur le territoire cambodgien : au sud-ouest du
pays, le long de la frontière avec la Thaïlande et à la pointe
nord-est du Cambodge. Le territoire fut longtemps recouvert
par d'épaisses forêts. Celles-ci sont aujourd'hui décimées
par de vastes coupes sauvages.
Aperçu historique
Préhistoire : des
traces d’habitat en caverne ont été retrouvées au nord-ouest
du pays. Certaines céramiques ont été fabriquées aux environs
de 4200 av. J.C. Des découvertes archéologiques indiquent,
que jusqu’à l’an 1000 av. J.C., les Cambodgiens habitaient
des maisons sur pilotis et se nourrissaient de poisson et
de riz cultivé.
Ier siècle : installation
de comptoirs commerciaux le long de la côte méridionale de
l’actuel Vietnam.
Ier au VIe siècle : le
Cambodge est composé d’un ensemble de petits Etats, dirigés
chacun par une élite locale. Les Cambodgiens vénèrent Shiva
et Vishnu, mais adhèrent également au bouddhisme.
VIe siècle : la population
du Cambodge se concentre progressivement le long du Mékong
et du Tonlé Sap.
VIe au VIIIe siècle :
le Cambodge se divise en de multiples royaumes rivaux, dirigés
par des rois tyranniques. Cette période est appelée Chenla.
Progressivement, le pays gagne en cohésion et les différents
Etats du Cambodge, en s’unissant, forment le plus grand royaume
d’Asie du Sud-Est.
802 : Jayavarman II devient
"roi divin". Il est le premier souverain d'une longue
lignée qui marque l'essor, puis le déclin au XVe siècle, du
Royaume des Khmers.
XIe siècle : le royaume
d’Angkor perd le contrôle de ses territoires. Suryavarman
Ier profite de cet affaiblissement pour s’arroger le pouvoir.
Il réunifie le royaume grâce à des guerres et à des alliances.
Mais Angkor est à nouveau secoué par des conflits, objet de
rivalités entre divers prétendants au pouvoir.
1112 : le royaume retrouve
son unité avec l’accession au trône de Suryavarman II. Ce
dernier se lance dans une nouvelle phase d’expansion, menant
des guerres au Vietnam et au Champa (région du Vietnam méridional).
Il noue également des liens avec la Chine. Mais il restera
surtout dans l’histoire le roi qui, pour exprimer sa dévotion
à Vishnu, commenda la construction d’Angkor Vat.
1177 : les Cham lancent
une expédition navale le long du Mékong et jusqu’au Tonlé
Sap. Ils s’emparent de la ville d’Angkor et exécutent le roi.
1181 : après avoir défait
les Cham, Jayavarman VII monte sur le trône. Il construit
la ville d’Angkor Thom et bien d’autres monuments : la plupart
de ceux que l’on visite aujourd’hui à Angkor ont été érigés
sous son règne.
1431 : le Royaume thaï
d'Ayudhya monte en puissance, et multiplie les incursions
au Cambodge, saccageant la ville d'Angkor. L’élite khmère
se déplace vers la région de Phnom Penh. L’histoire khmère
est alors dominée par des rivalités dynastiques très complexes
et par une guerre quasi permanente contre les Thaï.
1594 : les Thaï s'emparent
d'Angkor. Le Cambodge passe de facto sous la tutelle des Thaï
et des Vietnamiens, qui établissent une double suzeraineté
sur le pays pendant près de trois cents ans.
1864 : l'arrivée de vaisseaux
de guerre français incitent le roi Norodom à signer un traité
de protectorat avec Paris. La présence française empêche les
voisins expansionnistes du pays d’annexer davantage de territoires
khmers, et favorise le maintien sur le trône du roi Norodom
malgré les ambitions de ses demi-frères rebelles.
1904 : Sisowath succède
à Norodom.
1927 : Monivong succède
à Sisowath.
1941 : après le décès
du roi Monivong, le gouverneur général français de l’Indochine
occupée par les Japonais, l’amiral Jean Decoux, place sur
le trône le jeune Norodom Sihanouk (19 ans).
1944 : la libération
de Paris et la confusion de la politique française incitent
les Japonais à prendre le contrôle direct du territoire.
1945 : les Français reviennent
et transforment le Cambodge en un "Etat autonome de l'Union
française".
1953 : le roi Sihanouk
dissout le parlement, déclare la loi martiale et entame une
croisade pour se rallier les soutiens internationaux en faveur
de l’indépendance de son pays.
1954 : l’indépendance
du Cambodge est reconnue par la Conférence de Genève, ce qui
met fin au contrôle français sur l’Indochine.
1955 : Sihanouk abdique
en faveur de son père Norodom Suramarit, et se consacre à
sa carrière politique. Il créé le Rassemblement socialiste
populaire et remporte tous les sièges du Parlement lors des
élections de septembre.
1960 : après le décès
de Norodom Suramarit, Sihanouk reprend le pouvoir.
1965 : après avoir proclamé
la neutralité du Cambodge, et persuadé que les Etats-Unis
complotent contre sa famille et lui-même, Sihanouk rompt ses
relations diplomatiques avec Washington et décide de soutenir
le Nord-Vietnam et le Viet-cong.
1967 : une rébellion
d’origine rurale éclate, ce qui incite Sihanouk à conclure
que la plus grande menace pour son régime émane désormais
de la gauche. Il met alors en place une politique de répression
sévère contre les partisans de la gauche. |